À Zaventem, la gestion communale semble parfois confondre la défense légitime d’une identité locale avec un abus de pouvoir flagrant. Lors du dernier conseil communal tenu hier soir, deux dossiers ont particulièrement illustré une dérive inquiétante où l’idéologie lorgne vers l’illégalité et l’absurdité économique.
Cas n°1 : La piscine communale hors-la-loi ?
Le nouveau règlement de la piscine communale impose désormais que les cours privés de natation se déroulent exclusivement en néerlandais.
Rappel des faits : Cette mesure bafoue directement l’article 30 de la Constitution belge, qui garantit la liberté de l’emploi des langues dans les relations privées.
Empêcher un maître-nageur indépendant d’expliquer les mouvements de sécurité ou de rassurer un enfant dans sa langue maternelle (qu’elle soit le français, l’anglais ou autre) n’est pas seulement juridiquement intenable : c’est une mise en danger déguisée sous des motifs politiques. La sécurité dans l’eau ne devrait pas avoir de frontière linguistique.

Cas n°2 : Concession Horeca de l’ancien presbytère Pastorie à Sint-Stevens Woluwe, le déni de la réalité économique.
Le second dossier concerne l’appel d’offres pour la concession Horeca de la commune pour l’ancien presbytère à Sint-Stevens Woluwe. Le cahier des charges exige explicitement que la langue véhiculée au sein de l’établissement soit uniquement le néerlandais.

Zaventem est une commune dynamique, ouverte sur le monde, accueillant une importante population francophone et internationale (notamment liée à l’activité aéroportuaire).
Exiger le monolithisme linguistique dans le secteur de l’accueil et de la restauration est une aberration économique totale. Comment attirer des exploitants de qualité et servir correctement les clients si on leur impose des œillères idéologiques ?
Pour un service public juste et pragmatique
A l’UF, nous défendons le respect des institutions et le caractère néerlandophone de la commune. Mais le rôle des élus locaux est de servir tous les citoyens et de garantir le dynamisme de notre tissu économique, pas d’instaurer une police des langues dans les bassins ou les cafés.
Ces abus de pouvoir à répétition nuisent à la cohésion de notre commune et à son image. Il est temps de remettre le pragmatisme, le respect de la légalité et le bon sens au centre des débats communaux.
Seule la fraction UF s’est opposée aux modalités actuelles des deux projets.