Ce samedi matin, l’ensemble des conseillers de la commune de Zaventem a été convié par l’aéroport de Bruxelles-National pour une visite guidée des installations. L’objectif : mieux comprendre le fonctionnement quotidien, les contraintes des travailleurs, et les dispositifs de sécurité.


L’aéroport de Zaventem, l’un des hubs majeurs de Belgique, opère un trafic passagers et de fret considérable. Quelques chiffres récents pour donner une idée de son envergure :
  • En 2024, 23,6 millions de passagers ont transité par Brussels Airport, ce qui représente une hausse de 6 % par rapport à 2023.
  • Le trafic reste cependant en deçà des niveaux d’avant la pandémie de 2019, où le nombre de passagers était d’environ 26,4 millions.
  • Concernant le fret, l’aéroport a traité environ 733 000 tonnes de cargo en 2024, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente.
  • Financièrement, le chiffre d’affaires (turnover) de l’aéroport a atteint un record : 784 millions d’euros en 2024.

Ces chiffres étaient le point de départ de la matinée, permettant aux conseillers de situer ce qu’ils allaient voir dans un contexte réaliste.

La première étape de la visite fut le service des bagages. Plusieurs points ont frappé les visiteurs :

  • Le personnel y travaille dans des conditions exigeantes : rythme soutenu, contraintes de temps, nombreuses manipulations physiques, diversité des types de bagages (dimensions, poids, fragilité, etc.).
  • On a pu observer les procédures de tri, de contrôle, les convoyeurs, les machines de scan, les zones de stockage temporaire. Le personnel doit coordonner toutes ces étapes pour éviter les erreurs (bagages égarés, retards, dommages).

Ensuite, le groupe s’est déplacé sous un avion en phase de débarquement. Ce moment a permis de voir concrètement :

  1. L’arrivée de l’avion à la porte (le contact avec la passerelle ou les ponts d’embarquement)
  2. Le débarquement des passagers : ouverture des portes, attentes, circulation des passagers vers les zones de récupération de bagages ou de transit
  3. Les tâches au sol : déchargement des bagages dans les soutes, manutention, transfert vers les convoyeurs, relevage des escaliers ou véhicules de service, et préparation de l’appareil pour le prochain vol (nettoyage, ravitaillement, contrôle des systèmes, etc.)
Pour conclure, la visite s’est terminée par la caserne des pompiers de l’aéroport, un service essentiel pour la sécurité des opérations aériennes.
  • L’aéroport compte environ 150 pompiers répartis sur deux casernes (Est et Ouest) qui assurent une présence 24h/24.
  • Ils doivent être en capacité d’intervenir en trois minutes en cas d’incident sur la piste ou ailleurs sur l’enceinte aéroportuaire.
  • Leurs missions ne sont pas uniquement les feux : ils interviennent pour une large gamme de risques : birdstrikes (collisions avec les oiseaux), odeurs suspectes, atterrissages ou décollages d’urgence, incidents liés aux fluides (hydrauliques, carburant), désincarcération, etc.
  • Les casernes modernes, inaugurées en 2019, sont positionnées stratégiquement pour couvrir efficacement toutes les zones de l’aéroport.

Cette matinée de visite aura été riche en apprentissages pour les conseillers de Zaventem. Elle nous permet de mieux saisir ce qui se joue “dans les coulisses” d’un aéroport international : les défis logistiques, la complexité des opérations, le rôle essentiel des services de sécurité. Ces observations constituent une base précieuse pour les discussions à venir au sein du conseil communal, notamment en matière d’aménagement, d’emploi, de mobilité, de nuisances aériennes et de qualité de vie.

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